Attention à ne pas confondre vitesse et précipitation, surtout dans un divorce, même amiable.

Un divorce est une chose sérieuse, comme l’est le mariage lui-même, plus peut être car les décisions qui sont prises à l’occasion du divorce sont lourdes de conséquences et parfois sans recours.

Certains choix de la décision de divorce sont définitifs et ne peuvent pas être modifiés ensuite (la prestation compensatoire, le divorce lui-même, le partage des biens). D’autres peuvent faire l’objet de changements mais à condition de prouver que la situation n’est plus la même que lors de la décision de divorce (tout ce qui concerne les enfants).

Il arrive souvent que nos clients, notamment dans les procédures par consentement mutuel, soient pressés, très préssés même et désirent en finir au plus vite, parfois à n’importe quel prix. C’est leur droit, mais notre devoir est d’attirer leur attention sur les conséquences plus ou moins définitive de leurs choix.

Car un divorce mal construit, trop vite signé, peut avoir des conséquences dramatiques. L’époux qui a l’impression d’avoir été « blousé », manipulé, va en vouloir à l’autre et souvent ce sont les enfants qui en patiront, avec à la clé de nombreuses procédures post-divorce, aussi douloureuses que coûteuses.

En outre, un divorce amiable mal commencé se termine souvent par un divorce contentieux des plus violents.

Je ne compte plus les dossiers ou l’un des époux, au début des discussions accepte ou promet n’importe quoi pour être tranquille et pouvoir régler au plus vite le problème de la séparation au quotidien, malgré les conseils avisés de leurs avocats. Puis la séparation se met en place sur ces aberrations et quelques semaines plus tard, l’époux revient voir son avocat et déclare que cet accord est invivable et qu’il va falloir en trouver un autre…et là, les difficultés commencent car l’autre époux ne l’entend pas de cette oreille et à l’impression de se faire littéralement « escroquer ». S’ensuivent des mots doux, des noms d’oiseaux et, le plus souvent, au grand dam de l’avocat, une procédure contentieuse des plus violente car toute volonté amiable a disparu et la confiance ne revient pas facilement entre des époux qui se séparent.

Comme nombre de mes confrères spécialistes en droit de la famille, je suis très favorable au consentement mutuel et je fais toujours tout ce qui est en mon pouvoir pour que les négociations aboutissent.

Alors prenez votre temps, écoutez nos conseils avisés et ne croyez pas que nous voulons vous empêcher de trouver un accord, ce que nous voulons c’est trouver un accord viable et pérenne qui permette à vos enfants de vivre sereinement l’avenir.