Ce n’est pas un avis personnel ni une vision morale de notre société mais bien la conséquence pratique du choix du concubinage.

De nombreux concubins vivent ensemble durant des années, sans bien réaliser la différence entre eux et des époux.

C’est souvent au moment de la séparation que la situation apparait plus clairement, parfois plus douloureusement.

Si en ce qui concerne les enfants, l’autorité parentale, leur résidence, les droits de chaque parent et les pensions alimentaires la loi est identique quelle que soit le lien juridique existant entre les parents, il n’en va pas de même pour les relations entre les concubins eux mêmes et la délicate question d’argent.

En effet, parce qu’ils ne sont pas mariés, les concubins n’ont l’un envers l’autre ni devoir de secours, ni obligation financière.

Il en ressort que la concubine qui aurait arrêté de travailler pour élever les enfants du couple, n’a droit à rien en cas de séparation. Elle ne peut exiger de pension pour elle-même ni de prestation compensatoire.

Trop souvent nous recevons dans nos cabinets des femmes catastrophées, assomées par la dureté de cette absence de droits.

Il y a peu de solutions pour elles, bien sûr on peut tenter la rupture fautive du concubinage mais encore faut-il non seulement que ce soit l’homme qui ait rompu et que l’on puisse prouver que cette rupture était fautive, ce qui n’est pas une mince affaire. En outre la procédure est longue, couteuse et difficile et au final le montant de la somme obtenue est relativement faible…

On peut essayer d’autres actions, obligation alimentaire, société de fait, … mais au final elles sont toutes très difficiles car les conditions sont drastiques.