Un fait divers fait scandale: A la suite d’une erreur de frappe, infirme au lieu de confirme, un dangereux criminel est libéré.

On parle dans les médiats d’une erreur de frappe, d’une faute du greffe.

Bien sûr si notre justice était plus riche, il y aurait plus de personnel et moins de risque d’erreur.

Toutefois, pourquoi oublier la faute du magistrat signataire de l’arrêt?

Il devait relire avant de signer (et oui) et pourquoi n’est il pas responsable de ses erreurs? Cette « vétille » ne lui portera sans doute préjudice dans sa carrière que parce qu’elle est médiatisée. Pourquoi?

Si nous avocats, commettons une erreur de plume de cet ordre dans un document, nous en sommes civilement responsables et nous payons une assurance pour nous couvrir.

En outre, nous perdons le client voire, pour une affaire médiatisée, toute une clientèle.

Et le magistrat, lui, a le droit à l’erreur. C’est sa hiérarchie qui décide et la plupart du temps les erreurs matérielles n’ont pas de conséquences sur sa carrière, même si c’est dramatique pour le justiciable j’en ai déjà parlé.

Pour améliorer l’image de la Justice, il faut aussi en responsabiliser les acteurs.