Parce qu’elle (il) l’a accepté une fois, parce que c’est devenu une habitude, parce que c’est une honte, parce qu’elle (il) ne sait pas comment s’en sortir, parce que l’emprise psychologique existe, parce qu’elle (rarement lui) n’a aucun moyen de vie autonome, parce qu’il faut pour appeler la police une énorme dose de courage (encore plus pour il), parce qu’il (elle) s’excuse ensuite et promet d’arrêter, parce que ….

Toutes ces raisons font que nous recevons régulièrement en nos cabinets des femmes (parfois des hommes) battus depuis des années, qui ont accepté les claques, les coups de pieds, les enfermements, les crachats, les coups en tout genre, les insultes sans jamais rien dire, se coupant de tous et n’osant pas avouer ce qu’ils considèrent, à tort les concernant, comme une honte.

Cela touche tous les milieux sociaux culturels, toutes les tranches d’âges, toutes les cultures…

C’est dur de venir avouer à un avocat que durant des années on a été battu sans rien faire et plus dur encore de comprendre que sans preuve, toute cette souffrance sera oubliée, voire même totalement niée.

Dur de devoir attendre sous le même toit, dans la terreur, une audience qui prendra plusieurs mois pour cause de surcharge de greffe.

Inacceptable de se dire que la solution serait qu’il (elle) soit encore violent une fois pour que la procédure puisse être efficace.

Alors pour éviter ces ecueils, rappelez-vous que la victime n’est pas coupable, jamais et n’a pas à se sentir honteuse, que des associations peuvent vous aider avec l’assistance de psychologues spécialisés, que vous devez porter plainte pour protéger votre intégrité et celle de vos enfants.

Il existe un arsenal juridique, il faut l’utiliser.