L’avocat est tenu au strict secret professionnel. Il ne doit donc rien révéler de ce que son client lui confie. Cela permet une totale honnêteté du client qui peut sans crainte dévoiler à son avocat l’ensemble des éléments de nature à permettre à celui-ci de mieux comprendre la situation et, partant de mieux le défendre.

Mais parfois en droit de la famille, ce secret est mal vécu, mal compris même.

Ainsi lorsque le conjoint, les parents, les nouveaux compagnons ou compagnes téléphonent pour savoir « où en est le dossier » je ne peux pas lui répondre, sauf si mon client m’a spécifiquement demandé de le faire.

Et parfois les correspondants le prennent fort mal. Il n’y a pourtant pas d’offense, mais d’une part le téléphone est trompeur et rien ne me garantie que mon interlocuteur soit qui il prétend, d’autre part si mon client ne m’a pas clairement dit que je puis parler ouvertement avec telle ou telle personne, je n’ai pas à le faire.

La règle est simple car absolue. Je ne dois donner aucune information sur un dossier en cours à un tiers, seul mon client est mon interlocuteur.

Ce secret est protecteur, l’avocat en est le gardien jaloux et c’est parfait ainsi.