Billet grognon. 

A l’heure de l’informatique, du web2.0, de l’information « en temps réel », il est déplorable de voir que sur certains points, et non des moindres, notre Justice n’a pas évolué d’un pouce.

Ainsi en va t’il pour l’agenda, cauchemar de tout avocat.

Car aujourd’hui la fixation d’une audience de plaidoirie se fait de la façon la plus ubuesque qui soit.

Selon les juridictions soit une date vous est fixée, sans savoir si vous avez une quelconque indisponibilité; soit il faut écrire en transmettant un calendrier de possibles (mais dans l’intervalle de la réponse, tout devient impossible) soit encore le téléphone (pour autant que la ligne réponde) ou le fax sont le seul lien…

Pour avoir une date spécifique (un client qui demeure au bout du monde, un agenda surchargé) il faut … se déplacer et encore n’est on pas certain d’être exaucé. 

Résultat, des reports intempestifs pour cause d’impossibilité prévisible, des parties énervées, des magistrats excédés, des greffiers fatigués, des tonnes de papiers, des milliers d’heures perdues.

Il suffirait d’un agenda en ligne, participatif mais c’est, visiblement, de la science fiction…

Grrrrrr!!!!!