Le domicile conjugal est spécialement protégé par la Loi. Ainsi, même s’il appartient en propre à l’un des époux, il ne peut le vendre sans l’autorisation de l’autre.

Ici, le juge aux affaires familiales, dans le cadre de la procédure de divorce, avait attribué à l’épouse la jouissance du domicile conjugal, bien propre de son époux dans le cadre des mesures provisoires.

Monsieur a alors saisi le juge pour demander, en application de l’article 217 du code civil, à être autorisé à la vente et il a obtenu gain de cause.

En effet les premiers juges ont considéré qu’il s’agissait d’une gestion saine de trésorerie vu le déficit existant, dans l’intérêt de la famille. La cour d’appel (CA, Metz 9 janvier 2008) a confirmé l’autorisation. La Cour de Cassation par un arrêt de la 1ère chambre civile du 30/09/2009 n° 08-13220 valide la décision.

Il en ressort que le fait que l’épouse ait obtenu dans le cadre des mesures provisoires la jouissance du domicile conjugal n’empêche pas l’autorisation judiciaire donnée au mari de le vendre. Attention cependant, il est évident que les raisons invoquées ici: intérêt de la famille, déficit en augmentation, gestion financière, sont fondamentales.