Dans certains cas la Loi étrangère s’applique, même devant les juridictions françaises, qui doivent alors (et c’est fort complexe) appliquer les textes étrangers et donc en connaître et en bien comprendre les termes. C’est ainsi qu’entre deux marocains qui divorcent en France (car l’un d’eux y réside) c’est bien le droit marocain qui s’applique et le tribunal français qui est compétent.

Mais, et ce mais est d’importance, l’ordre public français est prééminent et s’applique a contrario de la loi étrangère si nécessaire.

Pas question donc, sous couvert de l’application d’une loi étrangère de faire statuer en se basant sur un principe contraire à l’ordre public français (par exemple sur une inégalité homme-femme).

En outre, la Cour de Cassation considère que ce sont les règles de la procédure françaises qui s’appliquent à partir du moment ou le tribunal français est compétent, elle le rappelle d’ailleurs dans un arrêt récent 4 novembre 2009 (Cass. 1re civ., 4 nov. 2009, n° 08-20.355, FS-P+B+I).