Il n’est pas évident de vivre une procédure au quotidien, quelle qu’elle soit, et moins encore une en droit de la famille. Les procédures sont longues et nécessairement à un moment ou un autre de la procédure, les parties devront faire des choix de vie qui auront sur la procédure des conséquences.

Revivre en couple, changer de travail, de logement, 

Bien souvent les clients nous demandent conseil, parfois ils agissent sans même nous informer, mais dans tous les cas nous nous devons de les informer des conséquences de leurs choix sur la procédure pendante.

Nous le devons parce que c’est notre devoir de conseil, notre responsabilité professionnelle.

Mais cela n’implique pas qu’ils doivent pour autant changer leurs choix de vie.

Je pense déraisonnable d’arrêter de vivre pour obtenir plus ou gagner une procédure car alors la procédure devient mortifère et la relations ainsi créée est totalement délétère.

Deux choses sont importantes à mon sens:

  • être parfaitement informé des conséquences de ses choix afin de les faire en toute connaissance de cause
  • faire connaître ce choix à l’avocat afin que par méconnaissance de la situation réelle, il ne commette pas d’impair.

Nos clients sont parfois inconscients des conséquences de leurs choix qui leur paraissent si évidents, si nécessaires, qu’ils n’imaginent pas qu’ils puissent avoir des conséquences négatives.

Parfois au contraire, conscient de cette problématique, ils préfèrent nous taire la situation réelle espérant sans doute qu’elle ne se saura pas… ce qui est une erreur monumentale car si l’autre partie l’apprend, elle en usera et en abusera devant le tribunal.

Alors un conseil, si vous envisagez des modifications dans votre situation personnelle ou professionnelle, discutez-en préalablement avec votre avocat. Il ne vous jugera pas, ne vous conseillera pas sur vos choix de vie, mais vous informera des conséquences de ces décisions et de la meilleure façon de continuer la procédure en en tenant compte.