Lorsque qu’un couple se sépare, la difficulté financière est souvent proche avec sa cohorte de reproches.

Dans tous les cas, les parents doivent participer aux dépenses concernant leurs enfants, c’est à dire non seulement à leurs dépenses propres mais aussi à leurs besoins de base (un logement, du chauffage…) en participant aux charges du parent chez lequel vit l’enfant.

Seuls les couples mariés ont un devoir de secours, les autres ne se doivent rien (quoi que la question puisse se poser pour les pascés).

Peu importe les désaccords existants, il faut faire en sorte qu’une fois séparés, chacun des membres du couple puisse vivre décemment, voir les enfants, les recevoir…

Il faut prendre en compte la réalité financière des dépenses de chacun pour déterminer le montant qu’il conviendra de verser mensuellement et c’est là que la raison doit intervenir. Ni chevalier blanc (« je pars mais je te laisse mon salaire »), ni radin absolu (« je pars, tu n’as qu’à te débrouiller »), il faut trouver un juste milieu qui permettra à chacun de vivre correctement, au mieux de ce que la situation permet.

Il ne saurait pas plus être question de dire « puisque c’est toi qui décide de briser la famille, débrouilles toi pour que financièrement rien ne change ». 

Le droit de se séparer est absolu et ne légitime pas que celui qui parte doive se sacrifier intégralement, pas plus qu’il n’a le droit de s’exonérer de toute responsabilité.

De même, des propos du type tout est à moi puisque tu ne travailles pas (ou gagne moins que moi) ne sont pas acceptable lorsque des époux sont en communauté

Une séparation réussie c’est le gage que les enfants se porteront mieux et que les individus qui constituaient auparavant le couple, pourront tourner la page.

Pour cela le respect de l’autre, de ses besoins légitimes de vivre décemment, est impératif, mais également le respect de soi même.

La culpabilité, la rage, la colère sont des sentiments naturels dans une séparation mais ils sont très mauvais conseillers financiers.

Il faut faire un budget de la vie de chacun des membres de la famille telle qu’elle va être après la séparation et voir dans quelle mesure on peut satisfaire les besoins de chacun.

Après ce calcul, on peut alors faire des propositions raisonnables.

Et peu importe que l’on veuille faire de l’amiable ou non, que l’autre le désire ou non, on doit dans une séparation décider ce que l’on veut, ce que l’on peut, demander et proposer et seule cette modalité permet de le faire utilement.