Lorsqu’une séparation se passe mal, il est souvent très difficile de faire admettre à la justice que l’un des conjoints (ou des parents) est seul à l’origine du conflit. 

Certes le plus souvent, le conflit est le fait des deux ex-conjoints. Mais il arrive, assez fréquemment, que la rupture de la relation fasse apparaitre chez l’un d’entre eux une véritable pathologie qui va trouver son expression dans la procédure, voire dans la multiplication, parfois durant des années, des procédures concernant la séparation, les biens, les enfants. Au fur et à mesure du temps, chacun va durcir son discours et au final on arrive à une situation inextricable, d’autant plus douloureuse que le juge a beaucoup de mal à voir l’origine de la situation et à la reconnaitre comme fautive.

Fréquemment, celui (ou celle) qui est ainsi anéanti par la séparation n’arrive pas à passer outre et diabolise absolument son ex-conjoint allant trop souvent jusqu’à le considérer comme dangereux pour les enfants et tenter de l’éloigner durablement d’eux.

Il n’est malheureusement pas possible de contraindre le conjoint agissant ainsi à se soigner et toutes les solutions existantes ne sont que pis aller, la situation pouvant aller jusqu’à un clivage de loyauté des enfants qui seront durablement meurtris. En fonction des situations, la seule solution est souvent la saisine du juge pour enfants…

Dans ces situations, le conjoint à l’origine de la séparation se retrouve victime de la violence morale, familiale, voire judiciaire de l’autre et s’il peut en faire la preuve, il lui est possible d’obtenir à tous le moins un divorce aux torts partagés.