L’objet de cet article n’est pas de faire une chronique militante mais bien de prendre acte de faits et de leurs conséquences juridiques qui font clairement apparaître la nécessité de reconnaître légalement le parent d’intention.

Au fur et à mesure de l’évolution des techniques médicales, la relation à la parentalité a changé.

Le fait que la médecine donne des choix là où auparavant l’être humain devait se plier à la nature a clairement modifié notre rapport à la parentalité. L’évolution technique et biologique a précédé l’acceptation morale.

Ainsi la contraception, aujourd’hui totalement entrée dans les mœurs, était-elle interdite jusqu’en 1967 et l’adoption de la loi l’autorisant, la loi Neuwirth, a fait l’objet en son temps de débat houleux au Parlement.

Le traitement de l’infertilité a lui aussi évolué, les premiers « bébés éprouvette » (qui se souvient même de ce surnom), naissant au début des années 1980.

Contraception, traitement des infertilités, PMA, GPA… il y a aujourd’hui de nombreuses possibilités de décider d’avoir ou non un enfant, quand et avec qui en s’éloignant des ukases de mère nature.

En introduisant dans notre droit les possibilités de FIV, don d’ovule et don de sperme, le législateur a, de facto, reconnu l’importance du désir d’enfant et légitimé le recours à la science et à une forme de fiction dans la filiation.

Ainsi un couple hétérosexuel infertile qui fait un enfant via une PMA  (procréation médicalement assistée) en France avec don de sperme ou d’ovule verra sa parentalité inscrite dans le marbre alors que génétiquement c’est une fiction.

Ce faisant, le législateur, en creux et sans même s’en apercevoir, a créé une sorte de droit à l’enfant.

Lire la suite sur le village de la Justice