Lorsque les parents sont éloignés géographiquement, la question de la prise en charge du voyage de l’enfant se pose fréquemment et n’est pas limitée au coût de ce voyage, les modalités sont également très importantes à prendre en compte.

En effet il existe sur les compagnies aérienne et, en France, avec la SNCF des moyens (par ailleurs relativement couteux) de faire voyager les enfants seuls avec une prise en charge par le transporteur. 

Mais des questions récurrentes demeurent, peut-on refuser qu’un enfant voyage avec ces services spécialisés, peut-on exiger qu’un enfant mineur voyage seul et à partir de quel âge.

En fait, la loi ne prévoit pas ce cas de figure et, sauf si la question est posée au juge, les décisions usuelles non plus.

Les services spécialisés des compagnies aériennes ou ferroviaires sont réputés personnes de confiance, donc il parait difficile de refuser de remettre l’enfant dans ce cadre sauf cas particulier de pathologie de l’enfant.

Pour les autres cas, il n’y a pas d’âge limite, tout dépend du transport envisagé, des horaires et de la situation particulière de l’enfant. Par exemple, en région parisienne il est courant que des adolescents prennent les transports en commun pour leurs activités (sport, sorties…), il est donc logique qu’ils puissent également les prendre pour aller de chez un parent à l’autre si cela ne présente pas de dangerosité ou de temps anormalement long par rapport à un autre moyen de transport.

Chaque cas est unique et en cas de désaccord entre les enfants c’est le juge qui devra trancher en définitive.