La Loi n’est pas sexiste mais notre société (et donc notre justice), si.

D’un point de vue strictement légal, il les deux époux ont également droit à pension alimentaire par application du devoir de secours et les deux parents ont identiquement vocation à percevoir pension alimentaire pour l’enfant dont ils ont la charge.

La réalité pratique est fort différente et le rapport sur le divorce dont je me suis fait l’échoici le rappelle en ces termes « Quand la résidence est fixée chez le père ou en alternance, la situation la plus fréquente est l’absence de contribution (pour respectivement 75 % et 77 % des enfants). En revanche, quand l’enfant réside chez sa mère, le père verse une contribution à l’entretien pour 84 % des enfants.« 

Bien entendu cela tient notablement aux différences de revenus qui sont largement en faveur des hommes mais pas seulement et il est aussi question d’une attitude sociale.

Si les hommes trouvent difficile mais souvent acceptable de verser une pension à leur épouse ou pour leurs enfants, les femmes en revanche s’y opposent férocement.

En outre, il est courant que nos magistrats n’ordonnent pas de pension ou en fixent une minime lorsque le bénéficiaire est un homme, parfois sans aucune raison justificative, simplement parce que l’homme en question gagne sa vie ou devrait la gagner (sic). 

A nous de faire évoluer les mentalités.