J’ai déjà écrit plusieurs fois sur la relation avocat client et le rôle de l’avocat.

Nos clients sont stressés par leur procédure, et en droit de la famille d’autant plus que cela touche le coeur de leur quotidien et de leurs affects.

Ils ont parfois l’impression de ne pas reconnaitre leur conjoint, leurs enfants; d’avoir perdu des années dans une vie commune qui soudain devient vide de sens.

En outre la procédure leur parait complexe, parfois incohérente et lente, toujours douloureuse.

La question du quotidien, les milles et une disputes possibles, les aléas de la vie et de la procédure les mines et ils voudraient tant que nous puissions les rassurer en leur garantissant l’avenir et en évitant les difficultés du présent.

S’en suivent pour certains une avalanche d’emails, d’appels téléphoniques angoissés, de documents.

D’autres au contraire font l’autruche, ne répondent plus à rien et espère que tout va se calmer miraculeusement.

Dans les deux cas, c’est une mauvaise solution. Que l’on tente de noyer son avocat sous les demandes incessantes ou qu’on l’ignore, on ne le met pas en mesure de traiter sereinement le dossier.

Un dossier se murit, l’avocat ne peut en continue être dans la réponse immédiate, il doit prendre du recul. L’aide du client est indispensable pour bien comprendre le contexte et les éléments factuels mais il faut aussi savoir le laisser respirer.

Et puis sachez aussi que l’avocat facture en fonction du travail qu’il effectue. Si vous l’obligez à reprendre sans cesse, à réouvrir votre dossier chaque jour ou à vous faire des rappels incessants, il perd beaucoup de temps et les honoraires s’en trouvent alourdis.